Na'ts'udai
C'est la forme du verbe qui indique la premiere personne plurielle du sujet avec l'object non-specifié, dont la signification est ``nous (au moins trois personnes) mangeons quelque chose''. L'aspect est l'habituel, lequel indique que l'action de manger en question est un instance typique d'une action habituelle, comme, par example, manger un repas. La forme correspondante non-habituelle serait 'uts'uyi.
Whutso
Il s'agit ici de la postposition tso "avant" inflecté pour un objet "aréal". Dans la langue des Porteurs, une phrase enchassée se comporte souvent comme une phrase nominale aréale.
Betenazdudlih
C'est une nominalisation instrumentale, composée par préfixer be au verbe. tenazdudlih soi-même veut dire "nous prions".
boozi
Il est a noter que c'est la forme possessive de la troisième personne du singulier que nous avons dans boozi, qui veut donc dire "son nom" et non pas la troisième personne du pluriel, huboozi, "leur nom(s)", bien que le possesseur, c'est-a-dire "le Père, le Fils, et le Saint Esprit", soit pluriel. C'est bien typique de cette langue; il y'a une fort tendance à eviter la double indication de pluralité sur et le possesseur et la chose possedée. Dans ce cas, l'on pourrait justifier l'emploi du singulier au moyen d'une théorie théologique, c'est-a-dire le fait que les trois Personnes Saintes sont considérées trois manifestations du Dieu unique, mais il y'a beaucoup d'exemplaires qui nous montrent qu'une telle explication théoloque ne suffit pas en général.
neondleh
L'optatif neondleh s'emploie ici au lieu de l'imperfectif neindle parce que l'optatif exprime une demande plus douce qu l'imperfectif. L'optatif est donc plus poli et plus apte lorsq'on parle à Dieu.

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